Le Nordeste brésilien par la biche blonde (2/3)

October 1, 2017

Souvenez-vous, à la fin de notre première étape, nous quittions Guajiru pour Jericoacoara lors de notre superbe séjour dans le Nordeste du Brésil organisé par Comptoir des Voyages  ...

 

Du jeudi 31 août au mardi 5 septembre 2017 : Cap vers Jericoacoara ! 

Nous prenons la route vers 8H depuis Guajiru pour un trajet d’environ 200km avec Maoro, de nouveau entre asphalte et dunes avec également trois ferries de fortune à prendre (on ne s’en lasse pas !) tout au long de ce trajet.

 

Sur la route, nous croisons pêle-mêle des cochons, une ferme de coco, un cimetière super fun (oui, oui), des vaches, des chiens, des vendeurs de cajou (nous découvrons par la même que le fruit, la pomme de cajou, sous la noix, se mange, hé oui!), des bicoques proposant des petites huîtres cultivées en eau saumâtre accompagnées de caipirinha (à 10h du mat’, tout est normal…). Nous apprécions tout particulièrement ce trajet dans le fin fond du Brésil, complètement authentique ! 

 

 

Nous faisons une pause pour déjeuner et reprenons la route vers 14h pour une bonne heure de route, principalement dans les dunes. Nous arrivons vers 15h, enfin, à … Jericoacoarrrrraaaa !!

Petit village de pêcheurs situé à 300km au nord de Fortaleza, intégré à un parc naturel protégé, Jericoacoara (« Jeri » pour les intimes ou pour ceux qui ne parlent pas bien le portugais comme moi ! Pour les curieux, Jericoacoara signifie « le lieu où les crocos dorment au soleil »), est célèbre pour sa plage, élue parmi les 10 plus belles plages au monde. Pourtant, il n’y a pas si longtemps ce petit paradis n’avait ni électricité ni eau courante… Mais la beauté de ses dunes de sable depuis lesquelles on admire le coucher de soleil et l'ambiance fabuleuse qui y règne ont fini par faire le tour de la planète ! D'ailleurs, si vous convoitez de partir à Jeri, faîtes vite! Au moment où j'écris ce post, un petit aéroport y a été créé depuis quelques mois et assure les liaisons depuis Fortaleza (au lieu des 280 km de 4X4 qu’il faudra parcourir entre dunes et asphalte depuis Fortaleza si l’on vient par les terres). Je pense que nous sommes venus au bon moment car Jeri risque de perdre beaucoup de son charme au fil du temps ...

 

 

Nous logeons pour 5 nuits à la Vila Kalango située au pied de la Duna do Pôr do Sol, à la décoration bohème chic : colorée, florale, naturelle. Sublime. Retrouvez d'ailleurs un article dédié à ce merveilleux endroit en cliquant ici.

Nous restons 5 nuits à Jeri ce qui est peut-être un peu trop si vous ne pratiquez pas le kite surf ou la planche à voile. Notre conseillère de Comptoir des Voyages m’avait prévenue et avait plutôt prévu 3 à 4 nuits maximum dans le devis initial. Mais cela nous a permis de nous reposer et de profiter au maximum de notre bel hôtel et de cette jolie ville.

 

Jeri est vraiment devenue une petite station balnéaire branchée du Nordeste. Un petit paradis perdu où l’on marche pieds nus dans les ruelles (5 rues en tout, « a big city » comme dirait notre premier chauffeur Maoro !!), où l’on fait du buggy ou du quad dans les dunes et bien sûr, du kitesurf et du windsurf.

 

Monsieur s’essayera d'ailleurs au kitesurf, essai plutôt concluant (ici c'est un paradis pour les kitesurfeurs car les conditions climatiques et surtout le vent est toujours bon, « un ventilateur » dixit le monsieur de la biche brune, passionné de kite ; d'ailleurs la biche brune vous racontera tout ça très bientôt…) même s’il faudra davantage de pratique pour commencer à bien naviguer...

 

Depuis Jeri, nous en profitons également pour nous rendre au Lagoa Do Paraiso avec un buggeiros, l’excursion est proposée en ville par de nombreuses agences. L’endroit est, comme son nom l’indique paradisiaque, quoique bondé de touristes.

Plusieurs hamacs sont posés dans l’eau. Si vous voulez faire une photo souvenir, il faudra faire un peu de queue. Nous y restons 2h, ce qui est suffisant car il n’y a finalement pas grand-chose à faire ici à part siroter un verre, faire quelques photos et se baigner.

  

Notre buggy nous emmène ensuite déjeuner au restaurant Komaki, petit restaurant de pêcheurs haut perché sur pilotis proposant des plats de poissons frais à un très très bon rapport qualité prix. Nous y dégustons une délicieuse langouste servie avec du riz, une sauce chien et des pommes de terres aux câpres, le tout arrosé d’une bonne caipirinha de maracuja (fruits de la passion)… Un délice !

 

 

Notre buggeiros nous conduit enfin à la dernière étape de l’excursion : la pedra furada. C’est un endroit qui fait partie dans Tripadvisor des meilleures choses à faire à Jeri. Hé bien je n’ai sincèrement pas trouvé ça sensationnel. Une heure de marche en plein cagnard pour se prendre en photo face à un rocher avec un trou au milieu, on a vu mieux. Peut-être avons-nous trop voyagé ou vivons-nous dans un endroit où on ne s'extasie pas sur une formation géologique ? Mais en tout cas, me concernant cela ne me marquera pas particulièrement.

Retour ensuite pour la Vila Kalango (notre hôtel à Jeri, vous vous souvenez ?) où je m’offre un petit massage après cette dure journée. Bah oui, le buggy comparé à ne rien faire au bord de la piscine, ça fatigue !

Nous nous reposons la journée suivante à la Vila Kalango et quittons Jeri le lendemain matin, destination Parnaiba.

Mardi 5 septembre 2017 : Notre chauffeur passe nous chercher à 10h et nous traversons de longues plages désertes avec le 4x4 en naviguant au gré des dunes mouvantes qui, en moins d’une génération, ont recouvert la ville de Tatajuba. Le paysage est lunaire. Le chauffeur s’arrête durant le trajet pour nous faire faire un peu de « skibunda », littéralement le « ski-fesses » proposé par plusieurs locaux : on descend la pente des dunes sur une sorte de luge en bois avec deux cales : une pour les pieds, une pour les fesses ! Expérience inoubliable ! J’ai su descendre tout schuss pour finir dans la lagune tête la première !

 

Vient ensuite l’heure du déjeuner que nous passons au bord d’une nouvelle lagune, au restaurant le Toca Do Kite. Fait peu commun : pas de menu papier mais plusieurs plateaux avec langoustes, poissons, huîtres et crevettes.

Nous choisissons le poisson (red snapper) que l’on nous ramène grillé avec du riz, un genre de sauce chien et cette fameuse farine de manioc, toujours servie avec le poisson, qui doit probablement apporter un peu de croustillant au plat mais que je trouve fade et trop croquante à mon gout (dure comme du chien en fait).

 

Après une petite sieste dans les hamacs installés au bord de l’eau, nous reprenons la voiture pour aller à Parnaiba.

Le trajet dure environ deux heures. Nous arrivons ainsi à notre nouvel hôtel, Caso de Santo Antonio, très charmant mais dans lequel nous avons tous les deux le mal de Jeri. Cette ville était tellement belle et animée et la Vila Kalango était si agréable que tout cela nous manque. Mais nous n’avons pas vraiment le temps de déprimer car une journée riche en émotions nous attend le lendemain !

 

Mercredi 6 septembre 2017 : Nous partons de notre hôtel à 8h pour le port dos Tatus pour une superbe journée complète d’excursion dans le Delta du Parnaiba (le troisième plus grand du monde après celui du Nil et du Mékong, et le seul des Amériques). Là-bas, notre guide parlant français (youpi ! oui parce qu’ici les gens ne parlent pas facilement l’anglais, encore moins le français et comme nous n’avons aucune notion de portugais, on galère pas mal quand même !!), Pedro, nous y attend. Il nous emmène dans une barque à moteur pour naviguer au cœur du delta jusqu’à l’entrée de l’iguarape Guririndo.

On s’engouffre dans la mangrove, sans faire trop de bruit, et petit à petit on découvre toute la flore, et surtout la faune qui peuple les lieux. Ondonne des cajoux à des singes, on croise des chauves-souris, des crabes, de nombreux oiseaux.

 

 

Le guide, passionné et à l’œil de lynx (il voit absolument TOUT) nous donne de nombreuses explications sur la vie dans le delta, sur la mangrove, sur l’évolution des espèces… Nous nous essayons ensuite à la pêche aux piranhas : monsieur attrape un piranha et un poisson chat. Pour ma part, j’attrape un crabe et une branche…

 

Puis nous partons déjeuner chez l’habitant dans une petite maison de pêcheur perchée en pleine rivière. On y mange un poisson grillé avec une sauce à la Maracuja. Un délice. Le meilleur poisson que j’ai mangé depuis longtemps. On fait ensuite notre petite sieste dans les hamacs à l'ombre (c’est qu’on commence à s’y habituer en fait !!!) en compagnie des six chiens du propriétaire des lieux.

Après la sieste, nous partons visiter la communauté de l’île des Canarias et du petit village qui vit de cueillette, de pêche et de quelques plantations au cœur de cette réserve. C’est Cassio, jeune habitant du village qui nous fait visiter les lieux. Cassio est un jeune guide parlant très bien l’anglais. Son père est pêcheur. Il nous explique donc comment le poisson est pêché, pesé (ca vaut le détour !) et transporté jusqu’à Fortaleza et même Sao Paulo.

Il nous accueille chez lui et nous offre des noix de cajou ainsi que des cajoux confites. Il nous fait également goûter le pain chez le boulanger du village. Sa vie est simple mais heureuse. Il a une petite fille, sa femme est institutrice. Je suis tellement touchée par sa gentillesse et je me dis que notre vie est bien compliquée par rapport à la sienne. Ses besoins sont bien différents des nôtres… On parle de tout et de rien (de Neymar et surtout de son salaire, des voyages, du sport, de sa fille, des animaux…). On croise des habitants du village, tous très souriants, ainsi que de nombreux chiens et même une chèvre super mignonne !

On reprend ensuite la petite barque à moteur avec Pedro qui nous accompagne pour un safari nocturne…

 

Je suis complètement paniquée à l’idée de me dire qu'on va sûrement voir des crocodiles et de serpents… Notre guide nous explique cependant que comme c’est la pleine lune, nous ne verrons pas grand-chose car les animaux ne sortiront pas comme il ne fait pas assez nuit… Ah… zut… ! En fait, on réussit quand  même à voir plusieurs serpents, de jolis oiseaux, de nombreux iguanes, des crabes et même un crocodile…. Après une bonne heure de « promenade » (si l’on peut parler de promenade, je suis complètement paniquée dès que le guide se lève et pointe sa torche dans un arbre), nous revenons au port de ce matin et regagnons notre hôtel des souvenirs plein la tête.

 

Nous partirons le lendemain pour Barreirinhas qui est la principale porte d'entrée du parc des Lençois Maranhenses ...

 

A suivre ... !

 

 

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