Le kitesurf vu par une femme de kitesurfeur

October 3, 2017

Aujourd’hui, pour changer, je vais parler sport mais attention pas n’importe quel sport, un sport super tendance, très hype, ultra branché, méga in… : le kitesurf. Non non je vous rassure avec mes 55 kg toute mouillée et mes bras de poulet, ce n’est pas moi qui pratique ce sport (j’ai, au passage, peur des poissons donc impossible ! ).

 

Je vais donc vous parler du kite en tant qu’observatrice, bien que je sois souvent mise à contribution. Qu’on se le dise être femme de kitesurfeur ce n’est pas donné à tout le monde, ça se mérite !!


Trois qualités indispensables sont requises :

 

Qualité n° 1 : La patience

 

La patience est le maître-mot ! Comme dirait monsieur : "le vent ce n’est pas une science exacte". Ah ben ça, je vous le confirme !! Quand t’as le cul sur la plage depuis deux plombes avec du sable dans le nez, la bouche et les oreilles et que tu interpelles monsieur pour savoir quand il compte se mettre à l’eau et qu’il te répond  "le vent est trop mou faut encore attendre qu’il monte "... Hummm comment dire…
Ou quand ce "fucking wind" s’est décidé à souffler et que tu dois attendre monsieur sur la plage au bas mot entre 2 et 3 heures en plein caniar sans parasol (ben oui, un parasol ça s’envole !), je vous le dis : il en faut une sacrée dose de patience !

Bon à savoir également : dans le kite tout est long, et ce, de la préparation au rangement. C’est pas comme le tennis ou tu prends ta raquette, tes baskets et basta. Non non, avec le kite, il faut compter minimum entre 30 et 40 mn pour la préparation et pareil pour le rangement !


Avant de se mettre à l’eau, il est nécessaire  :


- de mesurer la "puissanceeeee" du vent et d’observer les autres kiteurs pour savoir avec quelle taille d’aile ils naviguent (10 min, et c’est évidemment sans compter le temps passé sur winfinder et windguru à vérifier les prévisions),  
- de choisir l’aile adaptée (5 min),
- de déplier tout ce bordel et d’ installer les lignes (10 min),
- de trouver une pompe et gonfler l’aile (10 min),
- et puis avec un peu de chance (s’il n’y a pas d’autres kiteurs) , il faut aider monsieur à décoller son aile (10 min) : grand moment assuré. Ben oui, comme t’es en stress, car si tu ne suis pas les instructions l’aile peut s’envoler ou pire encore traîner monsieur à travers champs, tu t’y agrippes comme une moule  à son rocher. Comme y’a un vent à décorner un cocu, tu n’entends pas les instructions de monsieur, donc tu cries "Quoi ???? Qu’est-ce que je dois faire ???", tu vois monsieur gesticuler pour t’expliquer mais vu que tu ne comprends rien, tu lâches tout en gueulant que c’est la dernière fois que tu l'aides !

 

Qualité n° 2 : La prise de recul

 

La prise de recul est également une qualité incontournable pour toute femme de kitesurfeur qui se respecte. En effet, quand ça fait 4 heures que t’es sur la plage, que tu te pèles les miches, que tu as bouffé du sable tout l’aprem (une année je portais une gouttière invisalign et à force de manger du sable j’en ai eu des trous dans la gouttière …) et que tu demandes à monsieur si la session était bonne, et qu’il te répond "bof bof, pas tip top"... Il faut vraiment prendre sur soi pour ne pas lui balancer ton bouquin, ta chaise et les serviettes dans lesquelles tu t’es enroulée comme un nem pour te réchauffer.

 

Prendre du recul c’est aussi réussir à rester zen quand tu as briqué l’appartement de fond en comble et que monsieur revient d’une session de kite, défait son matos pour le ranger et que ton appart, de la salle de bain à la chambre en passant par le salon, est rempli de sable… Ou que tu te lèves la tête dans le cul à 7h00 du mat pour prendre ta douche et que tu dois la débarrasser de la combinaison, du gilet et de la barre (en hiver les gants et la cagoule) qui sont en train de sécher entre ton gel douche et ton shampoing…
 

Qualité n° 3 : La sérénité

 

Être sereine est une qualité primordiale pour éviter l’ulcère à la fin des vacances. Être sereine, c’est ne pas s’énerver quand aucun taxi ne veut nous prendre vu que monsieur a une valise de la taille d’un corbillard qui pèse aussi lourd qu’un âne mort. Avez-vous déjà vu un UBER refuser une course ?? Moi oui !!! Soit disant, le sac de kite de monsieur allait abîmer sa voiture...

 

C’est aussi garder le sourire quand tu es encore en train d’attendre le sac de kite au comptoir hors format alors que tous les passagers de l’avion ont déjà récupéré leur bagage. Ou ne pas paniquer lorsque tu aperçois monsieur à la dérive en pleine mer et qu’il refuse le bateau de sauvetage… Ben oui, il préfère se galérer tout seul, normal !
Et on en parle des fois où tu as dû arpenter la plage pour retrouver la planche perdue sous 35 degrés et que le soir venu, tu es obligée de te mettre la tête dans le frigo pour soulager tes coups de soleil...?

 

Il y aussi cette fois où, en allant à la plage aussi chargée que lors de ton dernier déménagement (petit aperçu avec la photo ci-dessous), tu t’installes enfin dans ta chaise avec un bon bouquin et là tu te prends en pleine tête l’aile d’un kéké qui n’a de kitesurfeur que le nom !  

Mais je vous rassure, le kite c’est vraiment super méga cooooool, sensations de malade assurées !

 

Malgré tous ces petits désagréments, sachez que monsieur est un kitesurfeur attentionné. Pour mon confort, il m’a offert une chaise de compétition (eh oui 4 / 5 heures à attendre ça peut être long). Cette chaise est très légère (évidemment pas de poids superflu dans le sac : priorité au matos) et très compacte. Sincèrement cette chaise est vraiment parfaite et me permet d’apprécier davantage les longues sessions de farniente sur la plage.  Je pense qu'elle devrait d'ailleurs être systématiquement fournie avec l’achat de la première aile. Bon ok, elle coûte 160 € mais c’est quoi comparé aux 1000 balles qu’il faut débourser pour chaque aile ??

 

 

Alors à tous ceux qui me disent "Mais pourquoi tu ne te mets pas au kite ??", euh comment dire... Non, sincèrement, je préfère admirer monsieur faire ses kiteloop, downloop et autres figures en loop… Et puis quel plaisir de le photographier comme une tristanne avec l’Iphone, en zoomant au max les pieds gelés dans l’eau (photo de mauvaise qualité ci-dessous à l'appui).

 

Ah et au fait les filles, la devise de monsieur "Si t’as pas eu de galères, t’es pas un vrai kiteur". Bref, vous n’êtes pas dans la merde !! D'ailleurs, je souhaite bon courage à la biche blonde qui devrait bientôt rejoindre le gang des femmes de kiteurs puisque son monsieur semble avoir pris goût à sa première session de kite au Brésil...

 

 

 

 

 

 

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